mardi 20 septembre 2016

Golf par nature / Golf by Nature



Bonjour,
puisqu'il vaut mieux que le fruit de tant de travail ne reste pas perdu parmi les fichiers de mon ordinateur, voici la publication en ligne de mon livre sur l'architecture de golf, la première de 5 parties.

Hi,
since it's preferable that the fruit of so much effort does not remain lost among the files of my computer, here is the online publishing of my book on golf course architecture, the first of a 5 part series.

Bonne lecture





















mercredi 29 juillet 2015

Reflexions on Chambers Bay

A month after the Controversial US Open at Chambers Bay, I thought it would be nice to reflect on it...

Yes, it was a different US Open, new course, new type of grass but more importantly, a new type of golf architecture...

Before all, it was a good thing, at least for Mike Davis and the USGA that the wind was down for the week... Add up a 20mph wind with the slopy (some players would say sloppy) and relatively bumpy greens, steep fairways and everything, the 2015 US Open would have been known as the Catastrophy at Chambers Bay...  But, it ended up ok..

About the grass, I haven't seen it but on TV there was some better areas than others. All I can say is that playing the US Open on a young course with fescue greens might not be the best idea. It was a little premature maybe. Fescue greens take a little more time to mature into a tour level surface... Maybe 5 years down the road would have been better... Hey the course is younger than Jordan Spieth !!!

About the architecture, well it's not a links... It might look like one but Chambers Bay belong to a different breed of golf course.

It's part of a small group of titanic golf courses... Huge, impressive, heavily contoured... Everything is built on a large scale... And it demands adaptation for the players...

As you've seen,
- sometime it was better to miss the green on the proper level than it the green on the wrong side... green in regulations means little
- the contours could be your best friend or enemy... aiming at the flag is not necessarily the best road to it... So ball striking means little
- because of the contours and firm ground, drive could go a long long way so the 500 yard par 4 were not as scary as a 460 par 4 at Winged Foot for exemple... So the yardage book means little...
- with the alternate tees, the driveable par 4´s and monster par 3´s... Par also meant very little...

I've been fortunate to work on the creation of Sagebrush Sporting Club in BC... A titanic course pretty similar in concept to Chambers Bay, only difference is that it was routed from a natural site...which makes the work of Rod Whitman and co. even more impressive. At sagebrush, just like at Chambers Bay, you'll hit shots you won't hit anywhere else...which add to the creative side of the game.. Aim 50 yards short and right on a 150 yards approach... Hey why not..

Bump and run are turned into roller coaster shots...

When building Sagebrush on the windy Nicola Valley, I wss always thinking I would custom fit some clubs if i was a member... Like a 3 iron face on a 7 iron shaft to hit low controlled shots, an angled putter to hit 80 yards approach along the ground...

Some shots looked so fun to play on titanic course... Think of bubba watson carved driver off the deck at Kapalua Plantation , another Titanic course

But somehow, without the wind, the fun shots aren't as efficient as the plain simple smart shot... Which is exactly why Jordan Spieth won... He played is own game despite the course... He close his eyes, embark on the boat and went along for the ride... Only once he complained.. When 18 was played as a par 4 and got fooled by the number.. Remember, par means little on a titanic course...

Only the future will decide if Titanic courses would sink or swim... And suggest people should try those few Titanic courses, for the experience, maybe 3-4 rounds over a few days... But I doubt I'd be a member playing 80 rounds a year at a Titanic course... It might be too much to handle...

Maybe a short 9 hole safety boat nearby could be just as good on a big storm !!!!

lundi 15 juillet 2013

Muirfield, un parcours de champions, de grands champions

Le British Open retourne à Muirfield après trop longtemps... onze ans.

La R&A, qui organise l'Open, aurait pu décidé que le championnat se tenait à Muirfield ce matin et jeudi, sans aucune modification, le parcours serait prêt à recevoir un tournoi majeur. Le parcours, à ce titre et sur d'autres points, ressemble à Oakmont... et tout comme Oakmont, Muirfield est un parcours pour les champions, les grands champions...

Le parcours est probablement le moins intimidant visuellement des parcours qui reçoivent l'Open... Il n'y a pas de trous spectaculaires, pas de coups qui semblent impossibles...

Il s'agit d'un links quelque peu hors normes... plutôt que de se faufiler continuellement entre les dunes, le parcours de Muirfield se déploie sur un plan relativement incliné, parsemé à quelque endroits, de formations de dunes. Harry Colt a eu la brillante idée de concentrer les verts et les départs dans les formations de dunes, donnant un caractère dominant aux approches.

Le génie du parcours est dans sa composition, où, à l'exception du 10ème et 11ème, tous les trouschangent de direction d'un trou à l'autre... Ainsi, le vent n'est jamais véritablement dans la même direction, d'un coup à l'autre.

Alors le vent change, les trous glissent légèrement de droite à gauche où de gauche à droite... le plan incliné, de 3% à 4% complexifie les choses en repoussant les balles vers les côtés et comme cette semaine, le sol est ferme, très ferme. Atteindre les allées exigent patience et précision... Le tout est très subtil, mais oh combien complexe...

Alors chaque coup est important, chaque coup peut vous faire mal, vous avez à affronter patiemment un parcours, et non pas 18 trous indépendant...

À Muirfield, il faut être bon dans tout...
Il faut être bon sur les verts,
Il faut être capable de travailler la balle
Il faut être capable de puissance, au bon moment et en demeurant précis,
Il faut être efficace avec les fers longs,
Il faut être posséder une touche parfaite autour des verts...

C'est tout.... pas surprenant que les joueurs qui gagnent à Muirfield possède non seulement plusieurs victoires, non seulement un autre majeur, mais bien plusieurs autres victoires majeures....

La liste des champions
2002 Ernie Els - 4 majeurs
1992 Nick Faldo - 6 majeurs
1987 Nick Faldo - 6 majeurs
1980 Tom Watson - 8 majeurs
1972 Lee Trevino - 4 majeurs
1966 Jack Nicklaus - 18 majeurs
1959 Gary Player - 9 majeurs
1948 Henry Cotton - 3 majeurs...

Alors vous pouvez vous attendre à 3 choses:

1) Le champion ne viendra pas de nulle part... regardez les joueurs qui possèdent déjà un majeur, idéalement 2 majeurs ou plus !!!

2) Le tournoi sera serré, il est difficile de se distancer des autres à Muirfield car l'équilibre entre le jeu agressif et conservateur est trop minime. Il est difficile de protéger une avance sans faire d'erreur et difficile de faire plusieurs birdies rapidement.... Parlez-en à Nick Faldo qui a fait 18 par en ligne lors de la ronde finale en 1987...

3) Le pointage du gagnant se situera autour de 278 (-6)... et si le vent se lève 284 (E)

Et oui, le gazon des allées et des verts sera jaune ou brun, la balle prendra des bonds capricieux.... mais ne vous laisser pas y méprendre, il s'agit d'un parcours exceptionnel... la quasi perfection... pratiquement imperceptible à la télévision.

Et n'oubliez pas le dernier Open où la tempête à frapper au milieu de la 3ème ronde.... comme si c'était pas assez excitant.










mardi 18 juin 2013

Comment Merion a résisté aux meilleurs joueurs du monde ?

US Open 2013 - Champion: Justin Rose (+1)

32 ans se sont écoulés entre le US Open de 2013 et le dernier US Open tenu à Merion en 1981, le golf a vraiment changé mais le parcours a résisté.

Comment un parcours de moins de 7000 verges peut toujours résisté aux meilleurs joueurs du monde ?

D'abord, il faut mentionner que Merion avait une longueur de 6544 verges en 1981 et en 2003, lorsque j'ai visité le parcours, les départs arrières chiffraient moins de 6500 verges. Ajouter près de 500 verges sur le site minuscule de Merion constitue pratiquement un miracle. Ceci était peu perceptible à la télévision mais chaque millimètre du parcours a été utilisé à plein escient et pratiquement en double... avec un départ sur le vert de pratique (14ème), doublés (3ème et 5ème) ou près des allées du trou précédent...

Alors comment ?

1) Avec une combinaison de trous "faciles" et très difficiles:
D'abord, il n'y a pas de trous "faciles" au US Open, mais Merion possède 6 par 4 de moins de 400 verges, dont 3 trous de moins de 360 verges. Habituellement, un parcours du US Open possède 1 ou 2 par 4 de moins de 400 verges. Il y a également un par 3 de moins de 125 verges, le 13ème.
D'autre part, le parcours possède des trous extrêmement difficiles dont le 3ème, 5ème, 17ème et 18ème où jouer ces trous en +1 vous fait gagner des coups sur les autres joueurs.
Cette combinaison impose de la pression sur les joueurs qui sentent qu'ils doivent réaliser des birdies sur les trous faciles, pour pouvoir affronter les trous difficiles par la suite.

2) Avec une série de trous difficiles à la fin du parcours:
Les trous 14 à 18 sont des trous très difficiles. Ceci joue dans la tête des joueurs, ils sentent qu'ils doivent accumuler les birdies en début de parcours pour ensuite tenter de "survivre" sur les derniers trous... Si vous vous présentez le départ du 14ème à Égalité au par, vous savez que vous êtes dans le trouble... et que seul du jeu exceptionnel peut vous permettre de ramener une carte de 70.

3) Avec seulement deux par 5, dont le dernier au 4ème trou:
Que dire de plus! Profitez de vos chances tout de suite. D'ailleurs, la USGA a bien fait de racourcir le 2ème trou à 526 verges pour tenter les joueurs et les forcer à l'erreur.

4) Avec un obstacle en voie de disparition, les hors limites:
On peut dire ce que l'on veut de la pénalité coup + distance que provoque les hors limites, mais rien ne peut créer plus de tension, même chez les meilleurs joueurs, qu'un hors limite... parlez-en à Steve Stricker. Au 2ème trou, la tentation d'atteindre le vert en deux devait être calibrée avec le danger du hors-limite près de l'allée sur la droite. Peu de joueurs ont atteint l'allée avec le bois no 1 lors de la ronde finale et plusieurs joueurs ont fait des erreurs. Ce sont les pars qui gagnent un US Open, certains joueurs auraient mieux fait d'utiliser une approche conservatrice sur ce trou en frappant 230 verges, 200 verges et 100 verges et se donner une chance de birdie sans risque.
D'autre part, le hors-limite sur la gauche au 15ème imposait le respect en fin de parcours.

5) Avec des allées et des verts ondulés à l'ancienne:
Les allées et les verts à l'ancienne épousaient le site. Il ne s'agissait pas de cibles relativement planes à atteindre mais seulement le chemin a suivre sur le site, peu importe la topographie. Les joueurs devaient donc négocier avec une variété de positions de balle pour jouer leurs approches.
Pour leur part, les verts à l'ancienne de Merion penche partout et sur tous les côtés. Ce ne sont pas des verts composés de zones relativement planes séparées en différents plateaux qui, à l'intérieur de 10 pieds, laissent des putts relativement droits. À Merion, on a vu des verts où les coups roulés de moins de 10 pieds devaient être parfaits, en vitesse et en ligne, pour être réussis.

Merion est l'un des meilleurs parcours du monde, la preuve que sur un site étroit, sans élément spectaculaire, il est possible de concevoir un grand parcours de golf. Il s'agit d'un chef d'oeuvre d'architecture de golf.

Gageons que le US Open sera de retour sur Ardmore Avenue à Philadelphie d'ici moins de 32 ans.... du moins espérons-le.